![]() ![]()
|
|
Mont-Saint-Aignan International entretient depuis de nombreuses années des liens étroits avec Osica de Sus en Roumanie. Aussi cette soirée placée sous le signe de la culture était pour nous l'occasion de découvrir, ou de redécouvrir, quelques aspects de la vie culturelle en Roumanie. Parmi les spectateurs on relevait la présence de M. J.P. GIROD, Vice-Président du Conseil Régional et de Mme C. FLAVIGNY, premier adjoint au Maire de Mont-Saint-Aignan.
Tout d'abord, deux expositions. La première, "Du Danube à la Seine", proposée par l'Agence Régionale de l'Environnement, faisait un parallèle entre les anciens liens qui unissent ces deux fleuves et ceux qui relient la France et la Roumanie. La seconde exposition, de la photographe bucarestoise Dana Maïtec, était consacrée aux peintres roumains de Paris dans leurs ateliers. Dana Maïtec est l'auteur d'une série de portraits regroupés sous le titre "Visages sur murs". Ils font partie d'un projet ambitieux : faire le portrait de la nouvelle société roumaine et montrer les aspects modernes de cette société. Cette exposition a été réalisée avec le concours de l'Institut Culturel Roumain de Paris.
Un petit film montrait quelques scènes de la vie en Roumanie, notamment l'école, les rues, les maisons, un mariage. Quelques traditions diffèrent un peu des traditions françaises. On se rend compte que les Roumains ne perdent aucune occasion de faire la fête, de chanter et de danser ! Les invités accrochent des billets de banque sur le costume des mariés.
Après un apéritif dînatoire reconstituant, nous avons pu assister à un splendide concert donné par un jeune et talentueux pianiste roumain, Ion Streba, élève au Conservatoire National de Région de Versailles. Les oeuvres de Bach, Rachmaninov, Debussy et Chopin trouvèrent, sous ses doigts, leur plus merveilleuse expression. A la fin du concert nous avons pu découvrir une oeuvre de Ciprian Porumbescu, composée pour violon et transposée pour piano. Ce compositeur est très populaire en Roumanie.
Nous garderons tous un très bon souvenir de cette soirée... Le CD-ROM de photos prises à Osica de Sus, offert à l'issue de la soirée, donne encore plus envie de découvrir la Roumanie et pourquoi pas, ce petit village jumelé depuis 1990 avec Mont-Saint-Aignan.
Le repas, un moment de convivialité
Ion Streba, pianiste roumain, nous a enchantés...
Lors de notre visite d'octobre nous avons vu que depuis les élections municipales de juin, le nouveau maire d'Osica, M. Ion Ciocan, s'est montré intègre et efficace :
Le Maire d'Osica a des projets plein la tête pour assurer un meilleur bien-être à ses administrés :
Alain Cauchy
Cinq compagnons des Scouts de France de Mont-Saint-Aignan ont rénové et repeint une salle du centre culturel d'Osica destinée à servir de quartier général à l'association "Osica de Sus Mont-Saint-Aignan" qui se réunissait jusqu'alors à la mairie, gênante confusion des genres. Plancher gratté, murs immaculés, la salle de réunions a belle allure, la meubler ne sera pas un problème pour l'association qui pourra dès lors manifester complètement son indépendance et exercer librement son activité. Merci aux compagnons qui ont par ailleurs laissé le souvenir de jeunes pittoresques, enthousiastes et chaleureux.
M. Ion CIOCAN, maire d'Osica de Sus, dans les locaux rénovés par les Compagnons de Mont-Saint-Aignan
Nous avons remis une demande de subvention à Monsieur J. Copilau pour notre programme de développement de l'élevage bovin individuel à Osica.
A Osica de Sus, la récolte a été bonne cette année, les provisions permettent d'envisager l'hiver avec confiance. Le monde animal, lui aussi, doit être nourri, et bien nourri si les habitants veulent en tirer profit.
La commune compte 5300 habitants répartis en 1754 "gospodarii", c'est dire l'importance de chaque "ferme" : jamais plus de 2 vaches, souvent un cheval, quelques moutons ou chèvres, de la volaille, entre un demi et trois hectares pour le blé, le maïs, la luzerne, les légumes et la vigne. Une fois que la famille a assuré sa subsistance, il reste peu pour les dépenses d'habillement ou de confort.
C'est dans ce contexte que s'inscrit notre action d'aide à des familles démunies. Grâce à l'aide du Conseil Régional et à la subvention municipale, nous avons d'ores et déjà attribué 19 vaches à des familles que le travail n'effraie pas. C'est chaque fois l'espérance de 7000 litres de lait par an, de 40 kg de fromage par mois, d'un aliment indispensable aux enfants et aux malades. C'est aussi l'oeuvre des membres de l'association locale, composée entre autres du vétérinaire, du Directeur de l'école et d'élus, qui assurent la sélection des bénéficiaires et le suivi de l'opération, sans eux il ne faudrait même pas songer à intervenir.
Les bénéficiaires signent un protocole d'accord par lequel ils s'engagent à nourrir l'animal confié et, en contrepartie du "don", à élever jusqu'à 6 mois puis à donner à une autre famille la première génisse ; si c' est un veau mâle, ils peuvent le vendre ou le manger...
Outre l'attribution de 8 vaches en octobre dernier, nous avons pu voir un village en pleine effervescence. Il faut récolter les légumes et les mettre en conserve, il faut récolter le raisin, le presser et bouillir le marc. C'est alors un va-et-vient des charrettes transportant les alambics, tonneaux, ou chargées d'une montagne de tiges de maïs qui serviront de litière aux animaux.
Après 15 ans de fréquentation régulière et quelques erreurs d'appréciation nous avons maintenant le sentiment de toucher juste, là où existe un réel besoin. Cet effort touche encore, hélas, trop peu de familles, mais Mont-Saint-Aignan s'honore de soutenir sa petite soeur roumaine si pleine de courage et si pauvre en moyens. Puisse notre ville s'honorer encore longtemps d'un investissement humain si important !
Alain Cauchy, Etienne Rousseau
Selon la tradition locale, la commission roumaine et l'ADERN (l'Association Des Etudiants Roumains de Normandie) ont offert le vendredi 10 décembre dans les locaux de la mairie de Mont-Saint-Aignan un apéritif en l'honneur de la Fête Nationale de la Roumanie.
Fixée au 1er décembre chaque année depuis la révolution de 1989, elle symbolise la reconstitution de la Roumanie du point de vue géographique telle que nous la connaissons aujourd'hui.
C'est à Alba Iulia, ville mythique du centre de la Roumanie, que s'est tenue le 1er décembre 1918 la grande rencontre qui a concrétisé le renouveau et l'indépendance de la Roumanie. Le rattachement de la dernière province roumaine, la Transylvanie, aux provinces soeurs déjà unies depuis 1859, la Valachie et la Moldavie, détermine depuis cette date les frontières actuelles et l'unité du pays retrouvée.
Circonstance particulière cette année : la période est marquée par des élections générales en Roumanie (Président et Parlement) et cette fête nationale 2004 a aussi symbolisé ce temps fort de la démocratie.
Les membres de Mont-Saint-Aignan International et les amis de la Roumanie ont joyeusement trinqué avec les étudiants roumains du Campus. La municipalité était représentée par son premier adjoint C. Flavigny.
Alain Cauchy, Cristina Buraga
Osica de Sus : Entre tradition…
Notre récent séjour à Osica nous à conduit chez Viorica Preda. Devant son métier à tisser elle renoue avec la tradition des "covoarele oltenesti". Elle est en effet, comme d'autres personnes de la commune, encouragée par le nouvel atelier du musée ethnographique de la ville voisine à Slatina. Le département de l'Olt est en effet connu pour ses tapis aux dessins caractéristiques, et le programme européen Phare soutient et encourage ces initiatives, en particulier celles d’Osica, qui fut dans le passé un important centre de production.
Chez Viorica Preda tout y est fait à la main dans la pure tradition des couleurs et des décors d’autrefois. Son habileté au métier à tisser est maintenant connue, et c’est avec bonheur que nous ramenons quelques exemples d’un art populaire inimitable.
…et modernité.
A quelques rues de distance, c’est la plongée dans le monde virtuel d’internet. En effet deux espaces internet sont ouverts à Osica.
L’un d’entre eux est installé dans une grande pièce fraîchement repeinte, 15 micro-ordinateurs y sont en route et une nuée de jeunes sont rivés aux claviers en riant.
Le lieu est dirigé par Marian-Catalin Baluta, 19 ans, titulaire d’un diplôme d’opérateur en informatique obtenu au Lycée de Slatina.
Ouvert depuis un an, ce centre est disponible pour tous. Il vous en coûte 15.000 Lei (0.35 €) de l’heure.
Comme une sorte d’inauguration, les Français et les jeunes Roumains ouvrent ensemble pour la première fois le nouveau site Web de l’Association, et la surprise est grande de découvrir Mont-Saint-Aignan, mais aussi leur propre ville en photo.
Alain Cauchy